Mister You. Rappeur français «La musique fédère toutes les cultures»
Le rappeur Franco-Marocain, Mister You, est un habitué de la scène artistique algérienne. Lors de son dernier passage à Alger, dans le cadre de la tenue de la 4e édition du Festival international de l’été en musique, le chanteur n’a pas été avare en confidences. Rencontre.
- Quelles sont vos impressions après votre troisième visite en Algérie ?
C’est toujours un plaisir pour moi que de venir chanter en Algérie. A chaque fois que je viens, je rencontre un accueil chaleureux et magique à la fois. Quand on m’a proposé de venir chanter en Algérie pour le Festival international de l’été en musique, j’ai eu de la lumière dans les yeux. Lors de mon premier concert il y a deux ans en Algérie, j’ai découvert le public algérien. Je l’ai ressenti par la suite sur scène. A chaque fois que je suis venu, ça a été plus fort, plus magique.
- Pourquoi avoir choisi ce pseudonyme de Mister You ?
Tout simplement parce que je m’appelle Younès. Quand j’étais tout jeune, on m’appelait You. Par la suite, c’est devenu Mister You. Pour ainsi dire, cela m’a collé.
- Quel est votre avis sur ceux qui prétendent que le public algérien est exigeant ?
C’est une affirmation, peut-être, en fonction des artistes. Franchement, je me suis toujours retrouvé en face d’un public chaleureux et dynamique. Preuve en est, nous l’avons vu pour la Coupe du monde 2014. L’équipe algérienne est l’une des équipes qui a été la plus supportée. Cela démontre justement la grandeur de l’esprit du public algérien.
- Quelles sont vos influences musicales ?
Je suis fan de Joe Dassin et Francis Cabrel. Je dirai que ma musique est très influencée Street avec des rappeurs comme Booba ou encore Intouchable. Je citerai également certaines figures de proue du rap américain, à l’image de 2Pac et Notorious Big.
- Pouvez-vous revenir sur votre mobilisation pour le peuple palestinien ?
Je pense que c’est une obligation pour moi de montrer mon soutien au peuple palestinien. Je n’ai pas été insensible aux bombardements dont il a été victime. C’était déjà de la «hogra», mais là c’est un mot qui dépasse «la hogra». C’est inconcevable ce que ce peuple est en train d’endurer. Cela reste mes frères. Ils se font déchirés atrocement de l’autre côté du monde. Il y a des gens qui se mobilisent et d’autres qui ferment les yeux. Je ne fais pas partie de ces derniers.
- Justement, comptez-vous sortir une chanson en hommage à Ghaza ?
En toute sincérité, je n’ai préparé aucune chanson sur Ghaza. Cependant, il est important de souligner que depuis une dizaine d’années je soutiens le peuple palestinien dans mes textes. En effet, j’ai souvent des pensées pour ce peuple opprimé. D’ailleurs, j’ai des morceaux assez tristes. Je suis alors dans un monde de tristesse.
- Votre carrière a réellement démarré en France ; vous attendiez-vous à un tel succès ?
Franchement, avant la première fois, non. Il y a certaines choses qu’il faut voir pour y croire. Quand je suis venu à Alger pour mon premier concert à Sidi Fredj, j’ai été franchement surpris de voir tout ce monde se mobiliser, tout en sachant que c’était des entrées payantes. Quand j’ai entendu le public chanter mes paroles, je n’y croyais pas. Je me suis dit que la musique a dépassé les frontières. Comme je suis d’origine marocaine, il n’y a pas de barrière. Au début, j’étais habité par une certaine tension. Je me demandais comment les gens allaient réagir. Finalement, nous sommes tous des frères. Et mes frères me l’ont prouvé.
- Parlez-nous de votre nouvel album...?
Il faut savoir que j’ai sorti un dernier album intitulé Le prince. J’ai balancé plusieurs clips dessus, de plusieurs univers. J’ai essayé de donner à cet album plusieurs lumières et couleurs à la fois. Je suis actuellement en studio en train de finaliser un projet qui sortira d’ici la fin de cette année. Ce dernier s’intitulera Mdr volume 4. C’est une question de mix et d’arrangements, mais sinon j’ai bien avancé dessus. Je suis sur la fin du produit.
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